En matière d’économie d’énergie et de ressources, la France a adopté certaines réglementations, comme la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire. Le but est de produire et de consommer moins et mieux. Ainsi, dès le 1er janvier 2021, un indice de réparabilité apparaîtra sur certains produits électriques afin d’aider les consommateurs à faire les bons choix. Mais qu’en est-il des mesures mises en place au niveau mondial pour privilégier la réparation ?

Le droit à la réparation en Europe

En mars 2020, le Parlement européen a voté en faveur d’un droit à la réparation. L’objectif est de suivre les principes de durabilité, et donc d’améliorer la réparabilité des appareils électroniques. Les consommateurs bénéficieront notamment :

  • d’une réduction de prix pour réparer leur matériel ;
  • d’une garantie sur les pièces de rechange ;
  • d’une étendue de garantie ;
  • d’un accès gratuit à la documentation (estimation de la durée de vie des produits, informations pour les réparer…).

Ces réglementations devraient concerner les smartphones, les ordinateurs portables et les tablettes à partir de 2021. Le Parlement européen espère également mettre un terme à l’obsolescence prématurée.

Le Royaume-Uni suit l’exemple

En 2019, le Royaume-Uni était le 2e pays d’Europe à générer le plus de déchets électroniques, derrière la Norvège. Les autorités britanniques ont donc décidé de limiter ces déchets. Elles ont ainsi annoncé des propositions similaires à celles de l’Europe.

Une baisse de la TVA sur les réparations dans les pays de l’UE

Certains pays d’Europe ont réduit leur taxe sur la valeur ajoutée dans l’optique de favoriser l’économie circulaire. En Suède, la TVA est passée de 25 % à 12 % pour la réparation des vélos, des réfrigérateurs, des machines à laver et des vêtements. Le Luxembourg, la Pologne, les Pays-Bas, Malte, le Portugal et la Belgique ont également baissé leur TVA pour atteindre des taux de 5 à 8 % sur les réparations de vélos, de vêtements et de chaussures.

Le Fair Repair Act aux Etats-Unis

En 2019, le continent américain avait généré 13,1 millions de tonnes de déchets électroniques (contre 12 millions de tonnes pour l’Europe et 24,9 millions de tonnes pour l’Asie). Huit États américains envisagent alors d’adopter une loi sur le droit de réparer (Massachusetts, Minnesota, État de New York, Nebraska, Kansas, Wyoming, Tennessee et Illinois). Toute comme l’Europe, leur objectif est de faciliter la réparation des appareils électroniques défectueux.

Des initiatives pour encourager l’autoréparation à l’échelle mondiale

Certains mouvements traversent les frontières comme celui de Right to Repair Europe, une association basée dans plusieurs pays européens qui demande à l’Union Européenne de reconnaitre le Droit à la Réparation. A travers ses différentes campagnes, l’association veut rendre obligatoire l’accès aux pièces détachées et aux informations permettant l’autoréparation, apporter une certaine transparente aux consommateurs quant à la réparabilité des appareils sur le marché et mettre en exergue l’importance de la réparation dans notre transition vers une économie circulaire.

En parallèle, Martine Postma lance les Repair Café en 2009 à Amsterdam. Aujourd’hui, le mouvement Repair Café est un mouvement mondial qui lutte pour préserver la connaissance et le savoir-faire de la réparation et réduire le gaspillage. Pays-Bas, Belgique, Allemagne, France, Royaume-Uni, États-Unis, Inde, Japon… on compte aujourd’hui plus de 2.000 associations Repair Café, réunissant des bénévoles pour aider gratuitement les citoyens à réparer les appareils au lieu de les jeter.

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