Après l’ère de l’hyper consommation et du renouvellement à outrance des objets quotidiens, vient le temps des nouveaux comportements. Les acheteurs prennent conscience de leur impact sur l’environnement. Pour les produits électriques et électroniques, la réparation devient de plus en plus en vogue. C’est dans ce contexte que l’indice de réparabilité sera rendu obligatoire à partir du 1er janvier 2021, au moyen d’un picto, qualifiant certains produits. Un indice ambitieux qui vise aussi à mieux informer les consommateurs.

Les objectifs de l’indice de réparabilité

L’indice de réparabilité fait partie des mesures présente dans la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, votée en février 2020.

Il a pour objectif de répondre aux nouveaux modes de consommation, qui se veulent plus responsables et plus doux. Les Français cherchent de plus en plus des alternatives à l’hyper consommation et veulent s’engager dans l’économie circulaire.

Pour cela, les citoyens doivent être en mesure de faire des choix éclairés, acheter en toute conscience, et savoir si un produit pourra bénéficier d’une réparation ou non.

Le gouvernement et le ministère de la transition écologique souhaitent aussi réduire les déchets en luttant contre l’obsolescence programmée et en allongeant la durée de vie du matériel électrique et électronique.

Chaque fabricant devra faire des efforts pour voir cet indice s’améliorer dans les prochaines années.

Les critères pris en compte dans l’indice

Le ministère de la transition écologique a révélé la liste des critères et sous-critères pris en compte, ainsi que la pondération appliquée et la méthode de calcul.

5 critères prédominants entrent en compte :

Quels appareils sont concernés ?

Pour commencer, une période de tests sera menée, avec une expérimentation limitée à quelques catégories d’équipements électriques et électroniques : lave-linges, téléviseurs, smartphones, ordinateurs portables et tondeuses à gazon. Des produits qui serviront de « pilotes » dans un 1er temps. Mais l’objectif reste, à terme, d’élargir l’indice à d’autres appareils.

Un indice qui devra être visible, avec une notation claire

C’est ce qui lui donnera toute sa légitimité et sa pertinence aux yeux des consommateurs. L’affichage devrait s’inspirer fortement de l’étiquette énergie, désormais bien connue des Français, avec des couleurs sans équivoque, du vert au rouge, en passant par l’orange en fonction de la note.

L’indice devra être visible et facilement repérable, au moment de l’achat : en boutique, sur les emballages, ainsi que sur les sites e-commerce.

Les notes de réparabilité iront de 0 à 10 et seront affichés selon un logo bien défini.

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